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Complexes et timidité

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Comment se débarrasser de ses manies

29 avril 2010

Vous commencez à reconnaître chez vous quelques petites manies qui vous gênent, sans pour autant être graves au point de nécessiter une visite chez le psy ? Quelques petits trucs pour vous en débarrasser.

Tenir son « agenda de manies »

 Munissez-vous dès le départ d’un petit carnet. C’est votre allié et votre miroir. Notez-y les moments où vous vous êtes laissé aller à votre manie, que ce soit toucher du bois, vous laver les mains sans nécessité ou bien encore tripoter votre bague... Premier effet : vous constaterez sa fréquence. Vous réaliserez peut-être que vous effectuez ces gestes machinaux beaucoup plus souvent que ce que vous pensiez, ce qui vous motivera pour arrêter (pour certains, le simple fait de devoir noter le geste fera déjà baisser sa fréquence).

 Deuxième effet : en regardant votre journée dans son ensemble, vous pourrez déterminer si votre manie est favorisée par un certain contexte. Est-ce parce que vous êtes angoissé, rêveur, ou désireux de plaire ? Très souvent, la manie est liée à un état d’esprit particulier ; et si vous en êtes conscient, elle deviendra moins automatique.

 

Se motiver

 

Les manies, c’est comme la cigarette : ça sert souvent à se calmer, et pour s’en passer, il faut donc être bien motivé. Pour mieux cerner l’ennemi, voici une petite série de questions à se poser – et auxquelles répondre avec honnêteté, puisque personne ne sera au courant…

 

1. Quelle est votre manie ?

2. En quoi votre manie vous dérange-t-elle : vous prend-elle du temps ? Vous attire-t-elle des remarques moqueuses ou désagréables ? Vous empêche-t-elle de faire des choses ?

3. Objectivement, que vous arriverait-il de pire si vous l’arrêtiez ?

4. Que vous arriverait-il de mieux si vous l’arrêtiez ?

5. Sur une échelle de 1 (très faible) à 10 (très fort), quel serait le degré de votre motivation ?

 

Muni de toutes vos réponses, vous pouvez réaliser tout ce que vous avez à gagner (et le peu que vous avez à perdre) à arrêter votre manie, ainsi que les efforts que vous vous promettez de faire. Ca y est, vous êtes prêt ?

 

Visualiser


 Avant d’affronter directement votre manie, entraînez-vous mentalement grâce à un peu de visualisation. Les pros appellent ça « l’exposition en imagination ». Il s’agit de s’imaginer vivre une situation qui appelle chez vous la manie, et d’y résister.

 

Exemple : vous ne pouvez rentrer dans votre lit que du pied gauche ? Les yeux fermés, tranquille, bien installé, représentez-vous mentalement en train de vous coucher du pied droit. Faites l’exercice plusieurs fois. A la fin, vous devriez être plus relaxé et prêt à répéter le même comportement dans la réalité.

 

Faire de petits pas

 

Il est souvent difficile d’arrêter d’un coup une petite manie : après tout, elle sert depuis longtemps, peut-être depuis votre enfance, à vous rassurer. Cesser brutalement risquerait de vous déstabiliser, de vous angoisser ou bien encore de reporter votre stress sur une nouvelle manie – ce qui n’est bien entendu pas le but ! Allez-y donc doucement.

 

Vous ne supportez pas que votre placard ne soit pas rangé selon un ordre bien défini ? Bouleversez une pile de vêtements – pas plus – et fixez-vous comme but de la laisser ainsi pendant une ou deux journées entières. Vous pourrez ensuite passer à une étagère entière… Si votre manie est de vous regarder dans chaque glace que vous croisez, promettez-vous de ne céder qu’une fois sur deux. Quand vous aurez ainsi déjà perdu un peu l’habitude, ne le faites plus qu’une fois sur trois… Etc. Si tout va bien, vers la fin vous n’aurez même plus besoin de compter : vous aurez arrêté tout seul.

 

Eviter le retour de la routine

 

Vous avez fait le plus dur, bravo ! Mais une manie qui part, ça laisse un vide. Attention à ne pas la remplacer par une autre sans s’en rendre compte ; au contraire, il faut profiter de la liberté que vous venez de retrouver pour fuir la routine… A chacun de trouver ses astuces afin de se forcer à rompre des habitudes trop répétitives (qui sont souvent des manies en germe).

 

Pour s’y mettre, voici quelques idées à piocher en vrac : prendre des chemins différents pour rentrer chez soi ; changer l’ordre de ses activités du matin ; décider au dernier moment d’aller ce soir au théâtre ou à une fête ; essayer de mieux connaître une personne autre que vos amis habituels (un vieil ami perdu de vu depuis des lustres, ou au contraire un camarade récent) ; aller découvrir une nouvelle activité sportive ou artistique a priori éloignée de vos goûts, etc… la liste des plaisirs est longue, alors n’hésitez pas !

 

A lire

 

Les Ennemis intérieurs, obsessions et compulsions, de Jean Cottraux (Odile Jacob).

 

Manies, peurs et idées fixes, de Franck Lamagnère (Éd. Retz).

 

Je ne peux pas m’arrêter de laver, vérifier, compter : Mieux vivre avec un TOC, d’Alain Sauteraud (Odile Jacob).

 

Une association à connaître

 

Pour y voir un peu plus clair, l’Association française de personnes souffrant de troubles obsessionnels et compulsifs (l’AFTOC) répond à toutes vos questions, que l’un de vos proches ou vous-même soyez atteint de Toc.

 

Qu’appelle-t-on un TOC ? Que sont les obsessions et les compulsions ? Quels traitements existent actuellement ? Sur le net, un forum de discussion permet de partager ses craintes mais également de confronter son expérience. L’association organise également des groupes de parole partout en France.

 

Renseignements : aftoc.club.fr

Par Mood | En savoir plus : stress |  

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